Au début la théorie de la séduction (l’enfant a vécu des traumatismes), puis par la suite théorie des pulsions (l’enfant est mauvais). De là vient son intérêt théorique : s'il est vrai que l'avatar agressif de la pulsion […] Inscrivez-vous à notre newsletter hebdomadaire et recevez en cadeau un ebook au choix ! La première théorie des pulsions opposait le groupe des pulsions sexuelles et le groupe des pulsions du moi, ou pulsions d'autoconservation. Sédat constate qu'on retrouvera « des traces de ce texte dans les propos de Freud sur la pulsion de mort, quand il écrira les deux derniers chapitres de « Au-delà du principe de plaisir Â», en juin-juillet 1920 Â»[12]. Le premier dualisme est celui des pulsions sexuelles et des pulsions du moi ou d'auto-conservation, lesquelles « pulsions d'auto-conservation Â» correspondent, selon Laplanche et Pontalis, à des grands besoins comme la faim et la nécessité de s'alimenter : la pulsion sexuelle se détache des fonctions d'autoconservation sur lesquelles elle s'étaye d'abord[2]. L'hypothèse de la pulsion de mort est déconcertante, car elle présuppose, comme le dit Freud, que « le but de toute vie est la mort, [que] le sans-vie était là antérieurement au vivant Â» et que « tout ce qui est vivant doit nécessairement mourir pour des causes internes Â»[13]. La pulsion est surtout un processus dynamique. Théorie des pulsions; Libido. La théorie des pulsions évolue chez Sigmund Freud tout au long de son œuvre, ponctuée de plusieurs moments et d'ouvrages décisifs, des Trois essais sur la théorie sexuelle de 1905 jusqu'au tournant de 1920, que signifie Au-delà du principe de plaisir et où apparaît la pulsion de mort, en passant par l'instauration du narcissisme (Pour introduire le narcissisme, … Mots-clés : Sigmund Freud, Deuxième topique, Théorie des Pulsions. Sigmund Freud. 3  De ce double processus, les théories de la socialisation soulignent tel ou tel aspect, en fonction des idéologies qui leur sont sous-jacentes, mais aussi en raison des méthodes qu'elles privilégient. Au début la théorie de la séduction (l’enfant a vécu des traumatismes), puis par la suite théorie des pulsions (l’enfant est mauvais). Par rapport à la relation d'objet, Klein considère en effet que « les pulsions de mort participent de l'origine de la vie Â»[16], de même que du côté de l'organisme et dans le registre de l'angoisse, elles aident le sujet à s'installer dans la position dépressive[16]. « PULSION », Encyclopædia Universalis [en ligne], Il s'agissait de dégager la spécificité du psychisme humain pour Freud, par rapport à Instinkt qui qualifiait le comportement animal[1]. Lire la suite, Dans le chapitre « Ambiguïté de la thèse freudienne » Le retour à Freud, en ce qui concerne l'occurrence et l'usage d'un concept de la frustration, est loin de décevoir. Pour Michèle Porte, elle est le paradigme de la pulsion, si centrale en psychanalyse que toutes les autres notions en dépendent et que contester son importance revient à refuser la psychanalyse, ainsi que Freud le signifia au moment de sa séparation d'avec Carl Gustav Jung en 1913[6]. Freud prend dans l'introduction de ce texte des précautions oratoires qui ne lui sont pas habituelles. Sans Pulsions et destins des pulsions, il est difficile de comprendre Melanie Klein ou Jacques Lacan. Freud a utilisé la métaphore des parties de l’iceberg pour faciliter la compréhension des trois régions de l’esprit.La pointe de l’iceberg, celle que l’on voit, équivaut à la région constante. Lire la suite, Dans le chapitre « L'interdit et l'ordre symbolique » Freud, dans les Trois essais sur la théorie sexuelle, s'interroge sur les difficultés à admettre que les enfants aient des pulsions sexuelles (pulsions partielles et sexualité prégénitale) qui « s'assembleront », au cours du développement de l'être humain, sous le primat de la génitalité, pour aboutir à la sexualité adulte telle qu'elle est définie hors champ de la … 1968, « Pulsions et destins des pulsions Â», traduit par J. Laplanche et J.-B. Dans cette dernière théorie, le conflit entre les groupes pulsionnels prend une forme beaucoup plus radicale en mettant en opposition les pulsions de vie et les pulsions de mort (ou de destruction). Le ça tend à satisfaire les besoin innés de l’individu, il “néglige les dangers et la conservation de la vie”. Pontalis. Ainsi a-t-on relevé la tendance des Anglo-Saxons à souligner dans la socialisation les relations interpersonnelles, la recherche par les individus de l'utile et du plaisir, tandis que les sociologues […] L’Inconscient et le Livre noir (III) Les enfants d’OEdipe ne sont pas fatigués. Selon Freud, l’évolution des organismes élémentaires vers la constitution complexe propre aux organismes pluricellulaires – « la réunion d’organismes élémentaires en êtres vivants pluricellulaires » (Freud, 1990b [1923] : 251) – aurait permis de faire évoluer la pulsion de mort sous la forme de pulsions destructrices contre le monde extérieur. étude de la science. C'est en 1915 que Freud donne la définition de la pulsion comme concept limite entre le psychique et le somatique dans son écrit métapsychologique Pulsions et destins des pulsions[3]: « Le concept de pulsion nous apparaît comme un concept limite entre le psychique et le somatique, comme le représentant psychique des excitations issues de l'intérieur du corps et parvenant au psychisme, comme mesure de l'exigence de travail qui est imposé au psychique en conséquence de sa liaison au corporel. 1La théorie des pulsions, c’est celle que Freud développe tout particulièrement dans Malaise dans la civilisation, mais qui constitue dans toute son œuvre une sorte de limite entre l’humain et … Pour une théorie lacanienne des pulsions M. C. LAZNIK Introduction. Le fait de la dispersion des pulsions partielles amena Freud à tenter de les regrouper sous l'égide de grandes catégories. La dernière théorie des pulsions oppose les pulsions de vie (Éros) et les pulsions de mort (Thanatos). L'introduction du concept de narcissisme redistribue les pulsions selon leur orientation vers le moi ou vers l'objet, dans une perspective concurrentielle. Les premières tendent [...], 1  © 2021 Encyclopædia Universalis France.Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés. Les agressions portées contre les objets rencontrés dans la réalité externe permettraient de réaliser une décharge des excitati… Il distingue tout d'abord l'ambivalence dans trois secteurs de la vie psychique : dans les modalités de la volonté, deux volontés qui s'opposent ; dans la sphère intellectuelle, affirmation d'une thèse et de son contraire dans un même discours ; dans […] Les auteurs du Vocabulaire de la psychanalyse confirment que ce sont effectivement les Trois essais sur la théorie de la sexualité (Drei Abhandlungen zur Sexualtheorie, 1905), qui « introduisent le terme Trieb, ainsi que les distinctions qui ne cesseront dès lors d'être utilisées par Freud entre source, objet, but Â»[2]. D'après le Vocabulaire de la psychanalyse, les pulsions de vie, qui correspondent à une grande catégorie de pulsions, tendent à « constituer des unités toujours plus grandes et à les maintenir Â» : elles englobent les pulsions sexuelles ainsi que les pulsions d'auto-conservation[15]. Par la suite, c’est essentiellement dans son essai métapsychologique de 1915, Pulsions et destins des pulsions (Triebe und Triebschicksale), que Freud réunit les divers éléments de la pulsion : poussée, but, objet et source, et qu’il en donne des définitions, après avoir distingué la notion de pulsion et celle d’excitation… Ses recherches l'ont mené à distinguer l'énergie qui régit les phénomènes psychiques de la vie sexuelle: l'énergie libidinale, la libido. Index. La défense témoigne donc de l'unité du psychisme.  : […] La théorie de Sigmund Freud considère que tout comportement humain était motivé par des pulsions, qui n'étaient rien de plus que des représentations neurologiques des besoins physiques. https://www.universalis.fr/encyclopedie/pulsion/, Affectivité et passions dans la philosophie allemande des XIX, dictionnaire de l'Encyclopædia Universalis. Les théories des pulsions. La « pulsion de vie Â» (Lebenstrieb) ou « Ã‰ros Â» est, selon Isaac Salem, l'une des deux pulsions fondamentales décrites par Freud dans Au-delà du principe de plaisir en 1920, elle s'oppose à la pulsion de mort [14]. Le terme « métapsychologie » de FREUD recouvre les aspects théoriques de la psychanalyse. En psychanalyse, le mot pulsion (du latin pulsio : action de pousser, pellere, pulsum) est la traduction de l'allemand Trieb (substantif de genre masculin, issu du verbe treiben d'origine germanique). Il est à remarquer que le modèle général de la pulsion est construit sur le modèle de la pulsion sexuelle, le groupe des pulsions du moi étant beaucoup plus fixe et beaucoup moins propice aux transformations dont la pulsion sexuelle est l'objet.  : […] Lire la suite, L'importance qu'a prise le concept d'agressivité dans le dernier état de la pensée freudienne tient à la position privilégiée qu'il occupe au point d'articulation, d'une part, des processus régressifs auxquels préside la pulsion de mort, d'autre part, de l'organisation culturelle animée par l'expansion d' Éros. Du point de vue économique, la libido est, selon Laplanche et Pontalis, l'énergie unique, dont Freud postule l'existence « dans les vicissitudes de la pulsion sexuelle Â»[7]. Freud décrit trois principes du psychisme permettant de comprendre la théorie des pulsions: Le principe de constance: la pulsion est comme une tension psychique intérieure. D’autre part, il tente de rendre compte du confit qui oppose la sexualité à une instance refoulante, défensive, qu’il appelle le moi. C’est la peur1(attachement), et non l’agressivité (pulsions) qui est au centre du paradigme du bébé puis de l’être humain. 8Le concept de pulsion renvoie, en effet, à la théorie des pulsions (S. Freud, 1976) tandis que le concept d’attachement renvoie, bien sûr, à la théorie de l’attachement (J. Bowlby, 1978,1984), et l’on sait à quel point ces deux théories sont habituellement décrites comme incompatibles. En fait, pulsion de vie et de mort ne prennent sens que l'une par rapport à l'autre, pense Salem : l'intrication se fait par l'intermédiaire de l'objet, et pour avoir un bon fonctionnel pulsionnel, il faut que la pulsion de vie soit employée à « lier la pulsion de mort Â»[14]. La dernière modification de cette page a été faite le 7 janvier 2021 à 18:49. On a pu parler d'une première théorie des pulsions et à partir de 1920 d'une seconde théorie des pulsions, tandis qu'au cours même de son évolution, et comme l'observent Jean Laplanche et Jean-Bertrand Pontalis, « la théorie des pulsions chez Freud reste toujours dualiste Â»[2]. Au cours du premier dualisme, les pulsions d'auto-conservation ou du Moi s'opposent aux pulsions sexuelles. C'est principalement durant la décennie 1908-1918 qu'il est mis en chantier. consulté le 22 janvier 2021. Attachement : besoin physiologique de … Revenons, cependant, au contexte de … D'après Jean Laplanche et Jean-Bertrand Pontalis, « le terme Trieb n'apparaît dans les textes freudiens qu'en 1905 Â», mais « trouve son origine comme notion énergétique dans la distinction que Freud opère très tôt entre deux types d'excitation (Reiz) auxquels l'organisme est soumis et qu'il doit décharger conformément au principe de constance Â»: les « excitations externes que le sujet peut fuir Â», à côté desquelles « il existe des sources internes Â» qui apportent « un afflux d'excitation Â» du « ressort du fonctionnement de l'appareil psychique Â»[2]. La théorie freudienne maintient un dualisme pratiquement constant : à la pulsion sexuelle s'opposent d'autres pulsions. Les résonances de cette théorie seront, au dire même de Freud, extrêmement fortes dans lÁapogée de sa propre théorie des pulsions fondamentales et nous y reviendrons donc dans les chapitres avancés de notre travail. Dans la genèse de l'idée d'une pulsion de mort chez Freud, Jacques Sédat note qu'il faut remonter plus haut dans les travaux de Freud, jusqu'aux années 1907-1909, c'est-à-dire au moment du débat avec Jung sur la question de la libido auquel participait aussi la psychanalyste Sabina Spielrein, auteur d'un texte paru en 1912 sur « La destruction comme cause du devenir Â» (Die Destruktion als Ursache des Werdens)[11],[12]. …pour nos abonnés, l’article se compose de 8 pages. « La pulsion de mort dans la théorie de la pulsion sexuelle Â» (1984 conférence /1986 publication), dans Jean Laplanche. L’Inconscient et le Livre noir (III) Les enfants d’OEdipe ne sont pas fatigués. Dans le Séminaire XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse Lacan fait une très longue reprise du texte de Freud de 1915, Pulsion et destins des pulsions .Il s'agit pour Lacan d'une relecture de la première théorie des Lire la suite. Dans le premier pas de Freud que représente son écrit de 1905, Trois essais sur la théorie sexuelle, on assiste, selon Michèle Porte, à une décomposition de la pulsion sexuelle en « pulsions partielles élémentaires Â» en même temps qu'à une démonstration de l'importance de la sexualité infantile[8]. 4  Plutôt que de parler d'un conflit entre pulsions sexuelles et pulsions du Moi, mieux vaut parler dès lors « d'un conflit entre libido d'objet et libido du Moi Â»[10]. Lire la suite, Dans le chapitre « La construction du concept » Elle est régie, comme le sont les premiers stades du développement infantile, par le principe de plaisir, c'est-à-dire par l'exigence de satisfac […] Texte de l’intervention au Café « Lounge Bar » (15 décembre 2005) Auteur : Guy MASSAT. Comme le relèvent Laplanche et Pontalis, Freud indique effectivement dans ses dernières formulations (Abrégé de psychanalyse, 1938) que « le principe sous-jacent aux pulsions de vie est un principe de liaison Â»[15]. On verra que son apparition est liée à deux mutations : d'une part celle qu'entraîne la production du concept de «  pulsion », à partir de 1905, et d'autre part celle qu'implique l'abandon de l'étiologie tra […] Lorsqu'elle se trouve en partie « défléchie vers l'extérieur Â», elle se fait pulsion de destruction ; elle apparaît sous forme de pulsion d'emprise ou de volonté de puissance : c'est le sadisme proprement dit, tandis que « le masochisme érogène originaire Â» reste pour sa part « Ã  l'intérieur Â»[13]. Freud introduit cette deuxième théorie des pulsions dans Au-delà du principe du plaisir (1920), théorie déjà annoncée dans Pulsions et destins des pulsions (1915), à l’occasion de considérations sur le sadisme et la haine, approfondie dans Le problème économique du masochisme (1924), nuancée toutefois dans Inhibition, symptôme et angoisse (1926) avant … En effet, c'est bien lui qui est à l'origine de la tentative d'isolation que constitue la séparation entre la représentation perturbante et l'affect qui lui était originellement lié. Dans le Séminaire XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse Lacan fait une très longue reprise du texte de Freud de 1915, Pulsion et destins des pulsions . Or , selon Freud la quantité d'excitations, doit se maintenir à un niveau constant et aussi bas que possible. nous fasse cadeau des arguments décisifs pour la théorie des pulsions, il est bien plus opportun de tenter de voir quelle lumière peut être jetée sur ces énigmes fondamentales de la biologie par une synthèse des phénomènes psychologiques. La théorie de Sigmund Freud considère que tout comportement humain était motivé par des pulsions, qui n'étaient rien de plus que des représentations neurologiques des besoins physiques. Il y a des pulsions, dit Freud, l'« objet Â» de la pulsion est le moyen pour la pulsion d'atteindre son but, l'objet n'étant pas lié originellement à la pulsion, la « source Â» de la pulsion correspond à un processus somatique localisé dans une partie du corps et qui provoque une excitation, laquelle est, « 1936, Les pulsions et leur destin Â», traduit par. Freud La théorie des pulsions. La première est ponctuelle tandis que la seconde prolonge ses effets dans le temps, s’associe à d’autres situations, etc. Du point de vue dynamique, la pulsion sexuelle est l'un des pôles du conflit psychique : c'est sur elle que s'exerce l'action du refoulement dans l'inconscient[7]. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/pulsion/, Encyclopædia Universalis - Contact - Mentions légales - Consentement RGPD, Consulter le dictionnaire de l'Encyclopædia Universalis. Cette étape sera dépassée par la seconde et dernière théorie des pulsions, qui précède de peu la seconde conception de l'appareil psychique (remplacement des systèmes conscient, préconscient, inconscient par les trois instances : ça, moi, surmoi). La dé […]  : […] Freud décrit trois principes du psychisme permettant de comprendre la théorie des pulsions: Le principe de constance: la pulsion est comme une tension psychique intérieure. Les paradigmes de cette théorie sont en quelque sorte l'amour et la faim. Pour introduire sa théorie des pulsions, Freud récapitule les différentes tâches des 3 instances.  : […] Or , selon Freud la quantité d'excitations, doit se maintenir à un niveau constant et aussi bas que possible. FREUD a plusieurs fois remanié et complété ses théories. Bases de la théorie de Freud Bien que la théorie du développement psychosexuel ait toujours été controversée dans le monde de la psychologie (même à l'époque où elle s'est développée), on ne peut nier qu'elle a eu une grande influence sur l'évolution de cette discipline en tant qu'objet de psychologie.  : […] Théorie des pulsions et anthropologie critique Drive Theory and Critical Anthropology Louis Moreau de Bellaing 1 La théorie des pulsions, c’est celle que Freud développe tout particulièrement dans Malaise dans la Civilisation, mais qui constitue dans toute son oeuvre une sorte de limite entre l’humain et le non humain.  : […] Première théorie des pulsions Globalement, Freud oppose les pulsions sexuelles comme la pulsion orale, qui visent la sauvegarde de l'espèce (elles sont dues au ça), et les pulsions d'auto conservation, comme le besoin de faim, qui visent la survie de l'individu (elles sont dues au Moi).Ces pulsions vont entrer en conflit, que le Moi va s'employer à gérer au mieux. La portée de l'interprétation œdipienne que Freud donne de la culpabilité apparaît de manière patente quand Lacan met celle-ci en rapport avec la loi et, plus précisément, avec le « point d'insémination d'un ordre symbolique qui préexiste au sujet infantile et selon lequel il va lui falloir se structurer ». La conception freudienne de la pulsion : En 1905, dans Trois Essais sur la théorie de la sexualité, Freud utilise pour la p remière fois le terme « pulsion », … 5 Lire la suite, Dans le chapitre « Les théories » théorie sexuelle (1905), mais Freud ne la formula explicitement que plus tard, dans Le trouble de vision psychogène dans la conception psycha-nalytique (1910). Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour lui, la pulsion « est toujours partielle Â», le terme de « pulsion partielle Â» étant à entendre dans un sens plus général que chez Freud : selon Élisabeth Roudinesco et Michel Plon, Lacan adopte en l'occurrence le terme d'objet partiel qui provient de Karl Abraham et des kleiniens, et il introduit dès lors les deux nouveaux objets pulsionnels que sont la voix et le regard en plus des fèces et du sein, en les nommant « objets du désir Â»[16]. «  PULSION  » est également traité dans : Dans le chapitre « Affectivité et passions dans la philosophie allemande des XIXe et XXe siècles » D'après Michèle Porte, le troisième pas, par lequel Freud continue d'élargir son domaine jusqu'à un dualisme de vaste dimension, — sans toutefois abandonner les acquis antérieurs d'une dimension moindre — consiste en l'instauration des pulsions de vie et de mort[10]. Tandis que, dans les écrits métapsychologiques de 1915, va se trouver précisée la notion de poussée pour la pulsion et ses représentants psychiques[8], c'est aussi autour de 1914-1915 que Freud passe à des formations psychiques non élémentaires et de grande dimension comme le Moi et le narcissisme[8]. 1 Bases de la théorie de Freud À l'origine, Freud avait prévu rédiger un groupe de douze essais qui devaient couvrir Cette plasticité du corps érogène, contigu au corps physiologique et presque homogène au dit du désir – à ceci près que le dit est du côté de l'interdit, alors que l'érogénéité vise la réalisation d'un plaisir inactualisable, mais figuré par pantomime –, se trouve redéfinie en 1915 par le concept de pulsion, qui lie des éléments hétérogènes : la poussée, le but, l' objet et la source. Pulsions et destins des pulsions Sigmund Freud (1915) Au début des années 1910, Freud s'est mis à la tache pour préparer une série de textes qui devaient faire le point sur l'état de sa théorisation d'un point de vue métapsychologique. On retrouve dans Pulsions et destins de pulsions ce qui a été établi en 1905 : la conception élargie de la sexualité, donc la thèse des diverses pulsions sexuelles partielles (orale, Michèle Porte cite les ouvrages majeurs permettant de repérer ces trois moments importants de l'évolution de la théorie des pulsions chez Freud : les Trois essais sur la théorie sexuelle (1905); Pour introduire le narcissisme (1914) et les articles métapsychologiques de 1915; enfin Au-delà du principe de plaisir (1920)[8]. Or l'oubli de l'événement traumatique avait été jusqu'alors compris comme un « clivage de conscience », primaire selon Pierre Janet, acquis selon Joseph Breuer. Même si le terme de Trieb est introduit par Freud dès 1905, dans les Trois essais sur la théorie de la sexualité, ce n'est que dans Pulsions et destins des pulsions qu'il en donne une définition d'ensemble. Par ailleurs, à travers les différents remaniements opérés par Freud, on retrouve chez lui une constante, à savoir l'individualisation des pulsions sexuelles. La pulsion est un concept majeur de la psychanalyse. Selon Élisabeth Roudinesco et Michel Plon, le choix de la traduction en français de l'allemand Trieb par « pulsion Â» (mot dérivé du latin pulsio qui apparaît en 1625 et désigne l'action de pousser) permettait d'éviter la confusion avec « instinct Â» et « tendance Â»[1]. Il s'agit là d'un temps théorique intermédiaire. Mots-clés : Complexe d’Œdipe, Fantasme, Théorie des Pulsions. Lire la suite, C'est le psychiatre suisse Eugen Bleuler (1857-1939) qui a introduit ce terme et en a fait le symptôme dominant dans le tableau de la schizophrénie. Il s'agit à ce moment-là de comprendre que la contrainte de répétition va au-delà du principe de plaisir, comme c'est le cas dans les rêves post-traumatiques, dans certains jeux compulsifs de l'enfant (Fort-da), voire dans les résistances des analysés au transfert dans la cure[13]. Dès le XVIIe siècle, la philosophie classique porte son attention sur la conscience et ses manifestations, à savoir : la pensée, la mémoire, l’imagination… Pour autant, même si elle a pressenti qu’une partie de notre psychisme échappe à la conscience, elle n’en a pas fait l’objet de son étude. Elle serait liée à tout ce que l’on peut percevoir dans un moment particulier : perceptions, souvenirs, pensées, fantasmes et sentiments. Il ne saurait être question d'entrer ici dans une étude détaillée de l'idéalisme allemand (Fichte, Hegel, Schelling), qui, en tant que réinstitution de la métaphysique sur la base de ce que Kant n'avait réaménagé de la langue philosophique que dans un cadre architectonique, n'eut pas de postérité philosophique immédiate – exception faite de Hegel, mais dans le champ de la philosophie de l'histoire […] Il s'agit pour Lacan d'une relecture de la première théorie des pulsions à la lumière de la seconde. Seule varie l'individualisation du groupe opposé. Chap 2, FreudLa théorie des pulsions. le « but Â», c'est-à-dire la satisfaction, permet la suppression de l'excitation à l'origine de la pulsion. Freud a introduit, en effet, dans sa recherche, des concepts directeurs qui ont abouti à une autre théorie de la personnalité et des pulsions humaines. Cette énergie sexuelle, également connue sous le nom de libido, est la source de la plupart des comportements chez l'enfant, même si cela le déplace inconsciemment. Laplanche et Pontalis recourent à la notion d'étayage, qu'ils estiment être « une conception maîtresse de la conception freudienne de la sexualité Â»[9]. La thèse freudienne tient l'inconscient pour une zone entièrement autonome, un système hermétique de détermination.  : […] Au début, il les a qualifiés de moteurs de la vie. En ce qui concerne la structure mentale de l’appareil psychique, Freud distingue, à partir de 1920, le ça, le moi et le surmoi . Freud dit quil ny a pas dinstinct sexuel mais une pulsion sexuelle. Chaque processus psychique est envisagé dun point de vue dynamique, topique et économique. La révolution opérée par Freud est assez simple : la théorie psychanalytique consiste à détruire, à désintégrer le sujet humain, tel que Descartes puis Kant l’avaient défini, sujet défini comme être doté d’une faculté de représentation, à savoir la Conscience. Dans cette première théorie des pulsions, Freud oppose les pulsions sexuelles et les besoins, autrement dit, les fonctions d’importance vitale. Reproduction et sexualité se trouvent dissociées ; Freud précise que la pulsion sexuelle a pour but « des espèces déterminées de gain de plaisir Â», et ceci dès l'enfance, non seulement dans les organes génitaux, mais aussi dans d'autres lieux corporels dits « zones érogènes Â» : au cours du développement de la pulsion sexuelle, cela va du stade de l'auto-érotisme à celui de l'amour d'objet, et de l'agencement ensuite des zones érogènes « sous le primat des [organes] génitaux mis au service de la reproduction Â»[6]. C’est la peur1 (attachement), et non l’agressivité (pulsions) qui est au centre du paradigme du bébé puis de …  : […] Mots-clés : Sigmund Freud, Deuxième topique, Théorie des Pulsions.